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Dismantling Narratives: Settler Ignorance, Indigenous Literature and the Development of a Decolonizing Discourse

Jennifer Hardwick

Abstract


ABSTRACT
In an article for the Aboriginal Healing Foundation, Taiaiake Alfred argues that “[t]he complete ignorance of Canadian society about the facts of their relationship with Indigenous peoples and the willful denial of historical reality by Canadians detracts from the possibility of any meaningful discussion on true reconciliation” (2009: 181). Alfred goes on: “[r]eal change will happen only when settlers are forced into a reckoning of who they are, what they have done, and what they have inherited” (184). Despite years of work by Canada’s Truth and Reconciliation Commission, the reckoning Alfred speaks of seems a long way off. The majority of Canadians remain ignorant of the history of their country, and removed from colonialism’s current manifestations and long-term implications. Some scholars consider the failure to engage in decolonization an act of denial—a choice on the part of beneficiaries who are unwilling to go through the uncomfortable process of decolonization. Others acknowledge the role of widespread ignorance, noting that few Canadians are educated about the history of colonization. Despite theorizing both ignorance and denial, scholars have not explored the connection between the two; as a result, ignorance and denial are often conflated in discussions of Canadian settler culture.

In an attempt to better understand the relationship between settler ignorance and denial, this paper will explore the ways that knowledge conditioned by colonial frameworks can prevent settler Canadians from engaging in acts of decolonization. I will analyze two Ontario Ministry of Education-approved secondary-school his- tory books in relation to a study conducted at Queen’s University in 2010 to argue that the Ontario education system strengthens settler ignorance and privileges colonial ideals. I will then analyze Thomas King’s short story “Borders” (1993) from an assimilationist perspective in order to highlight how settler ignorance can lead to a denial of colonialism and a perpetuation of colonial ideals, even in the face of decolonizing narratives.

RÉSUMÉ
Dans un article publié par la Fondation autochtone de guérison, Taiaiake Alfred soutient que « la complète méconnaissance de la société canadienne des faits à propos de leur relation avec les Autochtones et le déni intentionnel de la réalité historique détournent de toute possibilité d’un débat éclairé et constructif en fonction d’une véritable réconciliation » (2009: 203). Alfred continue en affirmant qu’ « [u]n véritable changement ne s’opérera que si des colons sont forcés de considérer qui ils sont, ce qu’ils ont fait et ce dont ils ont hérité » (206). En dépit des années de travail par la Commission de vérité et de réconciliation du Canada, le tableau peint par Alfred semble lointain. La majorité des Canadiens et Canadiennes demeurent ignorant(e)s de l’histoire de leur propre pays et détaché(e)s des manifestations actuelles du colonialisme ainsi que de ses répercussions de longue date. Aux yeux de certains chercheurs et chercheuses, le fait de ne pas entreprendre d’efforts de décolonisation est un acte de déni : un choix fait par les bénéficiaires qui ne sont pas prêt(e)s à amorcer le processus désagréable de décolonisation. D’autres reconnaissent le rôle de l’ignorance générale, en ajoutant que peu de gens au Canada sont instruits sur l’histoire du colonialisme. Si les thèmes de l’ignorance et du déni ont été explorés sur le plan théorique, le lien entre les deux n’a toujours pas fait l’objet de recherches. Il en résulte que l’ignorance et le déni sont souvent confondus dans les discussions sur la culture coloniale canadienne.

Dans l’effort de mieux comprendre la relation entre l’ignorance et le déni des peuples colonisateurs, cet article explore les façons dont la connaissance conditionnée par les cadres coloniaux peut empêcher la participation des colonnes et des colons canadiens au processus de décolonisation. J’analyse ici deux manuels d’histoire approuvés par le ministère de l’Éducation de l’Ontario en fonction d’une étude réalisée à l’Université Queen’s en 2010 pour avancer que le système éducatif de l’Ontario renforce l’ignorance des colons et des colonnes et privilégie les idéaux coloniaux. J’analyserai ensuite la nouvelle intitulée Borders de Thomas King (1993) d’une perspective assimilatrice pour mettre en relief comment l’ignorance des peuples colonisateurs mène au déni du colonialisme et perpétue les idéaux coloniaux, même en présence de récits de décolonisation.

KEYWORDS: Indigenous; literature; settler culture; ignorance; history; education; pedagogy

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