Open Access Open Access  Restricted Access Subscription or Fee Access

Deconstructing Docility: Sexual Assault Law and Embodied Resistance to Violence

Lucia Lorenzi

Abstract


ABSTRACT
From the disproportionate sexual violence faced by Indigenous women to the incidents that prompted Canadian activists to found the SlutWalk movement, the nation-state’s relationship to violated bodies continues to highlight the ways in which legal and cultural discourses often situate victims of sexualized violence as self-surveilling agents who are ultimately deemed responsible for their own safety. Building on work by Michel Foucault, I trace a history of vulnerable bodies and subjectivity vis-à-vis sexual violence, arguing that through the politics of self- surveillance and contemporary rape-prevention discourse, both specific bodies and specific geographical locations are materialized as abject. Focusing specifically on Vancouver’s Downtown Eastside and drawing on literary texts that directly address how vulnerable bodies are legally constituted, I suggest that violated bodies are not merely passively inscribed by the law, but rather that our readings of them can help to unsettle and resist the discourses that attempt to constrain and define them.

RÉSUMÉ
La violence sexuelle au Canada, notamment les incidents qui ont inspiré des mili- tantes canadiennes à fonder le mouvement SlutWalk et le fait que les femmes autochtones continuent de subir disproportionnellement la violence, soulève d’importantes questions concernant la relation entre les victimes et le droit canadien. En particulier, ces incidents mettent en question la manière dont les discours juridiques et culturels situent souvent les victimes de la violence sexuelle comme responsables de leur propre sécurité. En m’appuyant sur les théories proposées par Michel Foucault, je trace une histoire des corps vulnérables et de la subjectivité en rapport à la violence sexuelle. Je soutiens que l’idée d’auto-surveillance ainsi que le discours contemporain de prévention du viol démarquent certains corps et certains espaces comme abjects. En me concentrant particulièrement sur la violence sexuelle dans le quartier Downtown Eastside de Vancouver, j’explore des textes littéraires qui traitent directement de la façon dont les individus et les corps vulnérables sont légalement inscrits. Pourtant, je suggère que les corps violés ne sont pas seule- ment passivement inscrits par la loi, mais que notre façon de les interpréter peut contribuer à déstabiliser et affaiblir les discours qui tentent de contraindre leur capacité d’action.

KEYWORDS: sexual violence; sexual assault law; resistance; feminism; Canadian literature

Full Text:

PDF