At the Site of Wilderness: Meredith Monk’s Facing North (1990)

Bridget Cauthery

Abstract


ABSTRACT
In 1990, American composer, vocalist, filmmaker and choreographer Meredith Monk became witness to the condition of wilderness while in residency at the Banff Centre in northern Alberta, Canada. The resulting work, Facing North, a collaboration with long-time associate composer Robert Een, grew out of the combined senses of physical and metaphysical isolation engendered by the remote mid-winter setting and Monk’s detachment from her normal, urban life. The piece (and accompanying tone poem later recorded and released in album form in 1992) portrays the interdependence of two people trying to come to terms with their simultaneous being and nonbeing, connection and disconnection, in what Monk perceived as an inimical northern landscape.

In “Picture and Witness at the Site of the Wilderness” (2000) Canadian cultural theorist Jonathan Bordo argues that artists and their paintings of wilderness arise 93 “from the very idea of wilderness as positing and effacing a witness to an unwitnessible condition” (Bordo 2000: 228). Such depictions of wilderness, while representing a perceived denial or erasure of human presence, in fact require a witness to affirm the very condition of wilderness.

In this paper I argue that in performing wilderness Monk engages in a similar process to the visual artists painting wilderness that Bordo examines. As part of an on-going research project entitled “Choreographing the North” this paper focuses on the rupture that is enacted when trying to represent absence through presence and how this relates to ideas of collecting and colonizing the North. In Facing North Monk performs the mythopoetic divide between cultured Self and untamed Other, realizing in the process that her presence in the wilderness, while resonant, is ultimately self-referential.

RÉSUMÉ
En 1990, la compositrice, vocaliste, cinéaste et chorégraphe américaine, Meredith Monk, a été témoin de l’état sauvage lors d’une résidence au Banff Centre dans le nord de l’Alberta, Canada. Le travail qui en résulte, Facing North, collaboration avec son associé depuis longtemps, le compositeur Robert Een, a découlé du sens de l’isolement à la fois métaphysique et physique engendré par le milieu isolé et hivernal et le détachement de Monk par rapport à sa vie normale en milieu urbain. La pièce (et le poème tonal qui l’accompagne enregistré plus tard et sorti en album en 1992) représente l’interdépendance de deux personnes qui tentent d’accepter leurs états simultanés d’être et de ne pas être, de connexion et déconnexion, en ce que Monk perçoit comme un paysage sauvage hostile.

Dans « Picture and Witness at the Site of the Wilderness » (2000), le théoricien culturel canadien Jonathan Bordo affirme que les artistes et leurs tableaux représentant les paysages sauvages découlent « from the very idea of wilderness as positing and effacing a witness to an unwitnessible condition» (Bordo 2000: 228). Bien qu’elles paraissent nier ou effacer la présence humaine, de telles représentations de milieux sauvages exigent en fait un témoin afin d’affirmer l’état sauvage.

Dans cet article je propose qu’en performant l’état sauvage, Monk engage un processus similaire à celui des artistes visuels qui représentent des milieux déserts dont parle Bordo. Dans le cadre d’un projet de recherche en cours appelé « Choreographing the North », cet article est axé sur la rupture qui résulte lorsqu’on essaye de représenter une absence par une présence et comment ceci est lié aux idées de collecter et coloniser le Nord. Dans Facing the North, Monk évoque l’abîme mythopoétique entre le Soi civilisé et l’Autre sauvage, et se rend compte que sa présence dans un milieu sauvage, aussi significative soitelle, est finalement autoréférentielle.

KEYWORDS: Wilderness; landscape; contested space; contemporary dance; embodiment

Full Text:

PDF