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Dionne Brand’s Environmental Poetics

Cheryl Lousley

Abstract


ABSTRACT
Thee language of nature that permeates Dionne Brand’s poetry is often read as a metaphor for place, a site from which the politics of identity, home and belonging are negotiated. But the places through which the politics of inclusion and exclusion are enacted are alive in Brand’s poetry. This essay reads her attention to the living world of nature as an ethical and political engagement with the complex intersections of social injustice and environmental degradation, as traced through the motifs of landscape, territory, cartography, and planetarity in four poetry collections: No Language Is Neutral (1990), Land To Light On (1997), thirsty (2002), and Inventory (2006). In these poems, nature becomes the lived world when experienced through bodily movement not totalized cartography, when voiced in sound rather than pinned down by the gaze, and when recognized as a multitude of both friends and strangers. The expression of love for nature makes the disjuncture between place, belonging, and justice so painful in Brand’s poetry. In marking so carefully the relations of love and power that bind and rupture identity and place, Brand shows how necessary but difficult is the task of making the places we live in actually liveable.

RÉSUMÉ
Le langage de la nature, omniprésent dans la poésie de Brand, est souvent interprété comme une métaphore du lieu, où les politiques de l’identité, du chez-soi et de l’appartenance sont négociés. Cependant, les sites où se déroulent les politiques d’inclusion et d’exclusion sont présents et dynamiques dans la poésie de Brand. On propose ici que l’attention portée au monde de la nature re ète un engagement éthique et politique envers les intersections complexes entre l’injustice sociale et la dégradation environnementale, intersections qui sont retracées ici par les thèmes du paysage, du territoire, de la cartographie et de la planétarité au sein des quatre recueils de poésie suivants: No Language Is Neutral (1990), Land To Light On (1997), thirsty (2002) et Inventory (2006). Dans ces poèmes, la nature devient le monde vécu quand elle est ressentie par le mouvement corporel plutôt qu’exhaustivement cartographiée; quand elle est décrite par les sons plutôt que fixée par le regard; et quand elle est reconnue comme une foule d’ami-e-s et d’étrangers. L’amour pour la nature exprimé dans la poésie de Brand rend fort pénible l’écart entre le lieu, l’appartenance et la justice. En soulignant si soigneusement les relations d’amour et de pouvoir qui resserrent et écartent les thèmes d’identité et de lieu, Brand démontre combien il est nécessaire, mais difficile, de rendre vivables les endroits où l’on vit.

KEYWORDS: Dionne Brand; ecocriticism; nature; poetry; environmental justice; black Canadian poetics; planetarity; feminism; landscape; place

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