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A Tale of Two Constitutions: Métis Nationhood and Section 35(2)’s Impact on Interpretations of Daniels

Jennifer Adese

Abstract


ABSTRACT

Spurious claims to “Métisness,” or those claiming a Métis identity, have been on the rise since the Daniels decision, wherein the Supreme Court determined some measure of federal responsibility to Métis people. Yet the justices in the decision neither confirmed nor denied that people making claims to Métisness (often) on the basis of distant Indigenous ancestry, are people for whom federal responsibility extends. This is due to (what appears on the surface to be) a lack of clarity around the definition of Métis as it exists in section 35 of the Canadian Constitution of 1982. In light of this, this article offers a brief discussion of the Powley case, the first major Supreme Court decision pertaining to Métis rights and the first that sought to offer a pathway for determining who is Métis in the context of section 35(2) “Aboriginal rights.” It then takes a chronological step backwards to the time of constitutional negotiations to discuss the situation of Métis within the category of Aboriginal peoples. The article then ties this discussion into the recent Supreme Court decision in Daniels v. Canada. I argue that political activists put forth a specific definition of Métis rooted in an understanding of Métis nationhood that was not formally entrenched in the 1982 Constitution; this definition should be embraced and acknowledged to appropriately narrow the meaning of Métis in section 35. This would in turn have implications for Daniels and the federal government’s responsibility to the Métis Nation.

RÉSUMÉ

Les fausses prétentions à l’identité métisse, ou le nombre de personnes revendiquant cette identité, a été à la hausse depuis la décision Daniels, dans laquelle la Cour suprême a déterminé une part de responsabilité fédérale à l’égard des Métis. Cela dit, les juges n’ont ni confirmé, ni nié que les personnes revendiquant le statut métis (souvent) sur la base d’une lointaine ascendance autochtone relèvent effectivement d’une responsabilité fédérale. Ceci est attribuable à un apparent manque de clarté dans la définition de « Métis » à l’article 35 de la constitution canadienne de 1982. À la lumière de cela, nous analysons brièvement l’affaire Powley, soit la première grande décision de la Cour suprême concernant les droits des Métis et la première tentative de définition de l’identité métisse au paragraphe 2 de l’article 35, « Droits des peuples autochtones du Canada ». Pour ce faire, nous revenons en arrière pour examiner les négociations constitutionnelles au sujet des Métis en tant que catégorie de peuple autochtone. Nous relions ensuite la discussion à la décision récemment rendue par la Cour suprême dans Daniels c. Canada. Nous soutenons enfin que les militants et militantes politiques ont proposé une définition particulière de « Métis » attachée à une conception de la nation métisse qui n’est pas officiellement enchâssée à la Loi constitutionnelle de 1982. Cette conception qui doit être adoptée et reconnue de façon à restreindre justement le sens de « Métis » à l’article 35. Cette reconnaissance aurait alors des répercussions sur la décision Daniels et sur la responsabilité du gouvernement fédéral à l’égard de la nation métisse.

KEYWORDS: Métis; activism; section 35; nationhood; Indigenous; decolonization; self-definition; politics; law


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