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Daniels v. Canada: Racialized Legacies, Settler Self-Indigenization and the Denial of Indigenous Peoplehood

Adam Gaudry, Chris Andersen

Abstract


ABSTRACT

In this commentary on Daniels v. Canada, we discuss the cultural power of legal discourse, and more specifically, we argue that the logics that various actors have drawn from Daniels work to marginalize, if not gut completely, policy logics that are based on a respect for Métis peoplehood. In doing so, we analyze one unintended yet predictable outcome of the decision: the growth of new self-declared Métis or Indian groups, such as the Mikinak Tribe of Québec, who see Daniels as an opportunity to capitalize on the perceived benefits of being Indigenous in Canada. We conclude that while Métis inclusion in s.35 of the Constitution Act, 1982 and now in s.91(24) of the Constitution Act, 1867 due to the Daniels decision remains important, these developments should be understood and used, from a policy perspective, as building blocks for affirming Métis nationhood and the self-determining power of the Métis Nation. 

RÉSUMÉ

Dans ce commentaire de Daniels c. Canada, nous abordons la question de la puissance culturelle du discours juridique, et plus précisément, nous montrons que les conclusions tirées par les différents acteurs de la décision Daniels finissent par marginaliser (pour ne pas dire éviscérer) le principe du respect pour le peuple métis des politiques en question. Ce faisant, nous analysons l’une des conséquences inattendues (mais prévisible) de la décision, soit la croissance de nouveaux groupes « métis » ou « autochtones », tels que la « tribu Mikinak » du Québec, qui voient la décision Daniels comme une occasion de tirer profit des avantages d’être autochtone au Canada. Pour conclure, nous soutenons que l’inclusion des Métis à l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 et, maintenant, au paragraphe 24 de l’article 91 de la Loi constitutionnelle de 1867 demeure importante. Cela dit, les dernières avancées doivent, d’une perspective politique, servir à affirmer le statut de nation des Métis et à renforcer leur pouvoir d’affranchissement pour déterminer qui nous sommes.

KEYWORDS: Daniels v. Canada; Métis studies; Indigenous peoplehood; Indigenous identity; sociolegal studies

 


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