Dionne Brand and Corporeal Commemorations

Andrea Medovarski


This article grapples with the question of how to commemorate transatlantic slavery within a diasporic context. It looks critically at various acts of monumentalism and their historical use in the writing of national narratives. Proposing the need for alternate sites of remembrance, the paper offers a reading of Dionne Brand’s novel At the Full and Change of the Moon (1999), in order to examine the roles fiction might play in commemorating slavery. Using a theoretical framework informed by Édouard Glissant, Gilles Deleuze and Félix Guattari, Hortense Spillers and Katherine McKittrick, the paper examines acts of corporeal commemoration enacted by various female characters within Brand’s novel, to interrogate the ways monumentalism is often both a nationalist and a masculinist project.

Cet article s’intéresse à la question de la commémoration de l’esclavage transatlantique dans le contexte diasporique. On examine de manière critique différentes édifications de monuments et leur fonction historique dans la construction de narratives nationales. En avançant que des lieux commémoratifs alternatifs sont nécessaires, on offre une interprétation du roman At the Full and Change of the Moon (1999) de Dionne Brand pour examiner l’éventuel rôle de la fiction dans la commémoration de l’esclavage. Par l’entremise d’un cadre théorique informé par Édouard Glissant, Gilles Deleuze et Félix Guattari, Hortense Spillers ainsi que Katherine McKittrick, on examine les gestes commémoratifs corporels effectués par les personnages du roman de Brand pour remettre en question le caractère souvent nationaliste et masculiniste du monumentalisme.

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